Pressions hiérarchiques, harcèlement, vexations en tout genre, abus de pouvoir sont devenus un mode de gestion des personnels, tant dans le secteur privé que dans le public. Avec l’individualisation des relations, chacun-e tend à se sentir seul-e et démuni-e devant les petits chefs et, parfois, cela donne lieu à des conséquences dramatiques.

Pour éviter le pire, quelques conseils de bons sens à diffuser largement sur nos lieux de travail :

Ne pas rester isolé-e : il ne faut jamais garder pour soi, comme une maladie honteuse, les vexations et humiliations infligées par les petits chefs. Il faut en parler autour de soi et rendre public ce que la hiérarchie voudrait cantonner à la relation individuelle. Il n’y a aucune honte à parler. Si honte il y a, elle doit retomber sur les chefs.

Refuser de rencontrer un-e supérieur-e hiérarchique en tête à tête  : il faut toujours se faire accompagner par un-e collègue qui pourra témoigner de ce qui a été dit et pourra en faire un compte-rendu écrit. De plus, la présence d’une tierce personne permet le plus souvent d’éviter

les tentatives de déstabilisation et met un frein aux ardeurs autoritaires des petits chefs. Les camarades de Sud seront toujours disponibles pour vous accompagner.

Lire la suite : Petit kit de survie face à la hiérarchie

http://www.sudeducation.org/docrestreint.api/11374/9a13a0605ec413f05b61a74cc718b55121ba1fd2/png/Affichette_3_-_registre_sante_et_securite_au_travail.pngDans le premier degré aussi !

Dans de trop nombreuses écoles le Registre de santé et sécurité au travail (RSST) n’est toujours pas disponible. Il est pourtant urgent de rendre accessible cet outil nécessaire à l’amélioration de nos conditions de travail.

Négligence ou sabotage ?
Lorsque cette absence est constatée par nos équipes syndicales, les raisons avancées par l’administration varient : elles sont néanmoins toutes innacceptables.

  • « Votre syndicat vous raconte des histoires : il n’y a aucune obligation de présence de ce registre dans les écoles »

C’est un gros et vilain mensonge. La simple lecture du décret n°82-453 (voir ici, article 3.2) devrait calmer les ardeurs de n’importe quel IEN récalcitrant.

Lire la suite : Registre de santé et sécurité au travail (RSST) : interdit d’école ?

http://www.sudeducation.org/IMG/arton4534.jpg?1361486578Décret n°82-453 modifié, articles 5-6 à 5-8

Le registre de danger grave et imminent, c’est quoi ?

  • C’est obligatoire dans les écoles, dans les collèges, les lycées,…
  • Il se présente sous la forme d’un cahier et ses pages sont numérotées ;
  • Il est divisé en rubriques : nom et qualité du rédacteur qui signale un fait, description du problème…

Voici les problèmes qui peuvent y être soulevés : organisation pathogène, problèmes matériels, risques psychosociaux, conditions de travail, souffrances…

  • Il est à la disposition de tous les personnels et les usagers de l’établissement.
  • Les représentant-es en CHSCT peuvent y déposer un droit d’alerte (voir plus bas).

Lire la suite : Registre de danger grave et imminent, un outil de protection et de lutte syndicale !

http://www.sudeducation.org/IMG/rubon420.png?1361450888Texte de référence : Décret n°82-453 modifié, article 3-2

Le registre de santé et sécurité au travail, c’est quoi ?

  • C’est obligatoire dans les écoles, dans les collèges, les lycées,…
  • Il doit être accessible à tout moment et pour toutes et tous (personnels comme usager-es). Pour Sud cela signifie que le lieu où il est tenu doit permettre qu’il soit rempli et consulté hors-présence hiérarchique ;
  • Il se présente sous la forme d’un cahier et ses pages sont numérotées ;
  • Il est divisé en rubriques : nom et qualité du rédacteur qui signale un fait, description du problème,…

Voici les problèmes qui peuvent y être soulevés : organisation pathogène, problèmes matériels, risques psychosociaux, conditions de travail, souffrances…

Comment l’utiliser ?

  • Il faut veiller à ce qu’il soit bien visé régulièrement par l’agent de prévention (qui est chargé de sa tenue) et par le chef d’établissement et que son contenu soit transmis aux CHSCTD et A (Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail Départemental et Académique).
  • Dans les EPLE du second degré dotées d’une commission hygiène et sécurité, il doit être consulté en commission tous les trimestres. Les informations contenues dans le registre doivent remonter en comité d’hygiène et sécurité et conditions de travail académique.
  • Dans tous les cas, ce registre, infalsifiable, est une preuve juridique des problèmes constatés. Le chef d’établissement est responsable de la santé, de la sécurité et des conditions de travail des personnels qui lui sont confiés. Il doit trouver les solutions ou en référer à sa hiérarchie.

http://www.sudeducation.org/IMG/arton4546.png?1361484832C’est un droit pour toutes et tous !

Cette demande doit être faite directement par le/la salarié-e. La visite médicale de prévention est normalement obligatoire tous les 5 ans et de droit sur demande. La demande est formulée par écrit à son Chef de service.

SUD éducation propose d’organiser des dépôts collectifs de ces demandes individuelles.
Outre le courrier-type de demande disponible ci-dessus, nous invitons à remettre en mains propre ou à envoyer au chef de service les demandes de visite récoltées dans les écoles, établissements, services, en les accompagnants d’un modèle de bordereau à télécharger ci-dessous :

Ce bordereau peut être faxé à la fédération (Fax : 09 85 94 77 60) pour centraliser, comptabiliser les demandes de visite médicale et établir un « tableau » le plus précis possible de l’état de ces demandes (par corps, par type d’établissement, etc.).

Et bien sûr, informez-nous de votre démarche ! (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )

http://www.sudeducation.org/IMG/rubon419.jpg?1361444335Et si l’État assumait enfin ses responsabilités d’employeur ?

Texte de référence : Décret n°82-453 modifié, articles 22 à 28-2

La visite médicale du travail, c’est quoi ?

Tel que défini dans le Code du Travail (-L.4624-1 et suivants) dans la Fonction Publique d’État, le médecin de prévention (médecin du travail dans le privé) est chargé de :

  • S’assurer que le travail ne nuise pas à la santé des salarié-es et respecte leur intégrité physique et psychologique.
  • Proposer des solutions à l’employeur pour améliorer les conditions de travail (salles insonorisées, tableaux réglables en hauteur), supprimer les causes des maladies, accidents, souffrances au travail.
  • Proposer, dans le cadre d’un plan de prévention, une adaptation du poste de travail : réduction du temps de travail, réduction du nombre d’élèves, faire modifier une organisation pathogène, imposer des équipements de salles personnalisés, etc.

L’administration est tenue de prendre en compte les observations du médecin du travail, sinon elle doit s’en expliquer par écrit ou devant le Comité d’hygiène et sécurité et conditions de travail (CHSCT) compétent.

Lire la suite : La visite médicale du travail pour les personnels de l’Éducation Nationale

http://www.sudeducation.org/docrestreint.api/11381/478f6671a6a13befa47213c3604396075affba55/png/Couverture_brochure_et_voila_le_travail_sud_education.pngLa brochure Et voilà le travail ! présente une analyse des conditions de travail dans l’éducation nationale. A partir de statistiques concernant les enseignants, elle présente un tableau assez noir et pertinent des conditions de travail que l’on peut élargir à tous les personnels et aux autres employeurs. Elle donne ensuite un état des lieux de la législation et le point de vue de la fédération SUD éducation sur actions syndicales envisageables à partir des Comités Hygiène Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT).

Plusieurs années d’affilée, le service public d’éducation a été savamment démantelé et nos conditions de travail se sont considérablement dégradées. Alors que de nouvelles réorganisations s’annoncent sur lesquelles les personnels ne sont toujours pas consulté-es, que la « refondation » s’inscrit dans le prolongement des contre-réformes précédentes, que les statuts sont remis en cause, il nous a semblé urgent de mettre à la disposition de toutes et tous de quoi résister chaque jour sur nos lieux de travail. La campagne que lance aujourd’hui la Fédération SUD éducation vise à démocratiser les usages de ce qui existe en termes de “Santé et sécurité au travail” selon la terminologie consacrée. Mais nous souhaitons également inviter à réfléchir sur l’usage possible des outils existants.

La brochure est disponible au syndicat.

Visitez le site Et voilà le travail.