La réforme du lycée général et technologique et du baccalauréat est actuellement mise en oeuvre dans les lycées. SUD éducation a voté contre la réforme du baccalauréat et du lycée général et technologique en Conseil Supérieur de l’Education. À l’heure où la réforme se met concrètement en place, il est temps de faire un premier bilan. Et surtout, il est temps de se mobiliser !

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Lire la suite : La réforme du lycée à l’épreuve de sa mise en oeuvre - Et maintenant, on se mobilise !

A Niort, 14h, place des Halles

Contre toutes les formes de violences faites aux femmes, SUD éducation appelle à participer massivement à toutes les initiatives à l’occasion de la journée du 24 novembre.

Vous trouverez dans l’article ci-dessous le tract de la fédération SUD éducation, des visuels à partager sur les réseaux sociaux, ainsi que le tract de l’Union syndicale Solidaires

Les violences faites aux femmes sont un phénomène social massif et mondial. Elles sont multiples et sont exercées dans toutes les sphères de la société (privé comme publique) et dans tous les milieux sociaux.

Le centre Hubertine Auclert propose une cartographie1 des violences faites aux femmes qui peuvent être physiques, économiques, administratives, psychologiques et/ou verbales. Sont définies notamment les violences au sein du couple, les mutilations sexuelles féminines, le viol et autres violences sexuelles, les violences au travail, la prostitution et l’exploitation sexuelle, la lesbophobie, biphobie et transphobie, et l’esclavage moderne.

Malgré le mythe de l’école « sanctuaire », les discriminations sexistes et les violences faites aux femmes y sont communes, courantes, voire instituées. Les agressions sexistes physiques et verbales existent bien évidemment à l’école comme ailleurs. Et le système scolaire perpétue ces violences de genre.

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Lire la suite : 24 novembre - Lutter contre les violences faites aux femmes dans l’Éducation nationale

Contre les suppressions de postes et la précarité, pour des embauches massives de fonctionnaires et la titularisation sans condition des personnels en contrats précaires ! Contre les réformes Blanquer, ni amendables, ni négociables !

Le rouleau-compresseur Blanquer essaie d’aplatir l’Éducation nationale. Les réformes s’accumulent et toutes s’inscrivent dans la continuité du projet à la fois libéral et réactionnaire que le ministre a pour l’école et ses personnels.

Lire la suite : 12 novembre : toutes et tous en grève !

Le temps de travail annuel des AED et AESH est calculé sur une base de 1607h à temps plein (1600 heures annuelles + 7 heures de journée « de solidarité » : la journée dite de « solidarité » est déjà comprise dans le temps de travail des AED, il n’est pas nécessaire de la rattraper comme le font les enseignant-e-s).

Or, le décret n°84-972 du 26 octobre 1984 relatif aux congés annuels des fonctionnaires de l’État indique dans son article 1 qu’ « un jour de congé supplémentaire est attribué à l’agent dont le nombre de jours de congé pris en dehors de la période du 1er mai au 31 octobre est de cinq, six ou sept jours ; il est attribué un deuxième jour de congé supplémentaire lorsque ce nombre est au moins égal à huit jours ». Les contrats d’AED et d’AESH étant régis par le droit public et les jours de congé obligatoirement pris pendant les vacances scolaires, les personnels sous contrat de droit public se trouvent concerné-es par ces dispositions.
Le Ministère de l’Éducation Nationale a publié une note aux rectorats (note DGRH n°2018-0275) qui confirme l’attribution d’un congé annuel dans des conditions identiques à celles des personnels titulaires.

Il faut calculer ses droits aux jours de fractionnement au prorata de la quotité de service :
—  pour un temps plein (100 %) → 14 heures pour l’année.
—  pour un mi-temps (50 %) → 7 heures pour l’année.

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Lire la suite : AED, AP, AESH : l’Éducation Nationale vous doit 14 heures, exigez-les !

L’éducation prioritaire n’échappe pas au rythme infernal des contre-réformes. SUD éducation défend l’éducation prioritaire, même si nous critiquons largement le bilan de la réforme de 2014, en particulier sur les moyens alloués. SUD éducation fait le point sur les principales annonces, et détaille ses revendications pour l’éducation prioritaire.

Au programme, un torpillage annoncé

Le lundi 1er octobre, le ministère annonçait la commande d’un nouveau rapport sur l’éducation prioritaire. Le rapporteur choisi n’est pas n’importe qui : il s’agit de Pierre Mathiot, qui avait pondu le rapport sur la réforme du Bac et du lycée général et technologique, que combat toujours SUD éducation.

Le lendemain, le ministère annonçait à l’Assemblée nationale le report de la publication de la nouvelle carte de l’éducation prioritaire, prévue au départ pour 2019. L’objectif de ce report est de laisser le temps à la mise en place d’une nouvelle réforme, dont le contenu pourrait être la suppression pure et simple du label éducation prioritaire. Le ministre évoque ainsi une « une politique d’éducation prioritaire plus subtile qui n’est pas en noir et blanc, une approche plus graduelle », et explique qu’il faut « éviter les psychodrames du passé sur la question d’y être ou ne pas y être (sur la carte).

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Lire la suite : Combattons le torpillage annoncé de l’éducation prioritaire !

Suppressions d’emplois massives dans les services publics, baisses de salaire, statut détricoté, destruction des CHSCT, mise en place de la machine de tri social Parcoursup, réformes rétrogrades du système éducatif… Le gouvernement se lance dans une offensive d’ampleur. Le 9 octobre, à l’appel de Solidaires, la CGT, FO, construisons le rapport de force pour imposer le progrès social !

Suppressions massives d’emplois dans la fonction publique

Le gouvernement envisage la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires. Il compte les supprimer dans la santé, dans les services des impôts… mais aussi bien sûr dans l’éducation nationale. Le nombre de postes aux concours est en chute libre. Les réformes du lycée professionnel conduiront à la suppression de nombreux enseignements de spécialité, aboutissant à 7 000 suppressions de postes. Au lycée, la mutualisation des enseignements, les projets de visio-conférence pour les options et la semestrialisation des cours projetée aboutira à de nombreuses suppressions de postes.

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Lire la suite : Public, privé : le 9 octobre, en grève et dans la rue, construisons le rapport de force !

On savait le ministre obsédé par l’évaluation : en CP, CE1, et 6e, depuis l’an dernier le ministère essaie d’imposer ses « évaluations nationales ». Au menu : des tests de compétence exclusivement ciblés sur la mesure des acquis scolaires des élèves par rapport aux programmes. Il poursuit cette année avec le lycée.

Chaque élève de seconde passera cette année « deux tests de positionnements » de 50 minutes qui sont censés déterminer le niveau de compétence acquis qui sonnera d’ores et déjà pour certain-e-s comme un constat d’échec : maîtrise “fragile”, voire “insuffisante”. Peu importe le désir d’apprendre, ce qui compte c’est d’évaluer les compétences pour trier.

Lire la suite : Les évaluations nationales ne sont pas obligatoires, refusons de les mettre en œuvre !

Vous trouverez ci-contre un 4 pages de la fédération SUD éducation à diffuser largement, de la maternelle à l’université.

Blanquer empile actuellement ses réformes malheureusement cohérentes. Avec la mise en œuvre de Parcoursup, la casse du service public d’orientation, la réforme des lycées (professionnel, général et technologique), et la remise en cause des pédagogies coopératives, une seule et même logique : un projet d’école libéral et réactionnaire pour renforcer le tri social dévolu à l’école et placer les élèves sur le marché du travail. Afin de mettre au pas les personnels, ce sont toujours les mêmes solutions : casser les statuts et développer la précarité et le management à l’école. Face à ce rouleau compresseur, une nécessité : la mobilisation de tous les personnels, de la maternelle à l’université !

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Lire la suite : Rentrée 2018 : refusons l’école du tri social, combattons les réformes Blanquer

Face à la destruction des statuts et des droits, mobilisons-nous !

Depuis le mois de février, le gouvernement multiplie les annonces visant à la destruction du statut des fonctionnaires en général, et des enseignant-e-s en particulier, dans le cadre du plan Action publique 2022. Durant l’été, un communiqué publié le 2 août, puis différentes interventions médiatiques sont venues préciser les choses. À l’occasion de la rentrée, SUD éducation fait le point sur les annonces gouvernementales.

L’ensemble des annonces reste très cohérent et… très inquiétant : il s’agit d’individualiser les carrières, de renforcer la concurrence entre personnels, de développer encore le management à l’école. Disons-le d’emblée : SUD éducation combat en bloc les évolutions imposées par le gouvernement. Notre slogan, « l’école n’est pas une entreprise », n’a jamais été autant d’actualité !

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Lire la suite : Statut des enseignant-e-s : où en est-on des projets de réforme ?

À quelques jours de la rentrée universitaire, seulement 60% des candidat-e-s à l’entrée dans le supérieur ont accepté de façon définitive une offre de Parcoursup. Les inscriptions en BTS et classes préparatoires s’achèvent aujourd’hui, modifiant le calendrier initial en cours de route.

Les candidat-e-s qui quittent Parcoursup sont chaque jour plus nombreus.e.s, ils et elles sont aujourd’hui 170 250.

Voici ce que l’on peut affirmer. Pour le reste, les chiffres donnés quotidiennement par le ministère n’offrent aucune transparence et suscitent de nombreuses interrogations. Ils ne sont pas suffisamment précis pour permettre une analyse de la procédure et le choix de leur présentation semble vouloir masquer la réalité :

Lire la suite : Parcoursup : une machine à broyer les étudiant-e-s

Toute la fonction publique, tous les services publics sont attaqués

Le salaire réel des fonctionnaires, en baisse depuis 2013, est encore mis à mal depuis janvier par le rétablissement du jour de carence, l’augmentation du taux de cotisation de la pension civile et de la CSG. Les maigres augmentations salariales prévues pour 2018 par le PPCR ont été reportées.

Le gouvernement a annoncé un plan de dynamitage de la fonction publique. Nous écrivions en 2016 que les fonctionnaires devaient faire front avec les salarié⋅e⋅s du privé contre la loi Travail. Il était évident que la fonction publique serait la prochaine sur la liste au nom de cette conception très particulière de la solidarité qui consiste à aligner tout le monde sur le moins-disant. Le statut, les droits ne sont pas un privilège : ce doit être la norme.

Recours accru aux contractuels et plan de départ volontaire. Le gouvernement ne se cache pas. En supprimant 120 000 postes, il détruit encore un peu plus les services publics qui permettent aux plus défavorisé⋅e⋅s d’avoir accès aux soins, à l’éducation, de se déplacer... S’attaquer aux services publics et aux fonctionnaires, c’est agir contre la solidarité.

Lire la suite : Fonction publique : grève le 22 mars

coupes budgétaires, voie pro, sécu, sélection, salaires...

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE ET MANIFESTATION LE 16 NOVEMBRE

 Thouars : 10h30 pl du théâtre, Niort : 11h pl de la brèche, Parthenay : 17h pl des drapeaux
 
Des attaques globales et coordonnées

Les attaques du gouvernement sont globales (budget de l’État et de la sécu, CSG, APL, sélection à l’université…) et les ordonnances toucheront tous les secteurs y compris le public, et toutes les entreprises (avec la remise en cause de ce qui relève de la loi au profit d’une négociation locale beaucoup plus aléatoire) .
De même le gouvernement applique la politique des riches, de «  la tête de cordée  » comme si celles et ceux qui travaillent avaient vocation à être en permanence à la traîne ou dans le caniveau…

Retrait des ordonnances

La bataille contre les ordonnances n’est pas terminée, nous exigeons la non-ratification de l’assemblée, nous refusons les décrets. Le combat est difficile mais les mécontentements s’accumulent et nos forces aussi !

Lire la suite : Ripostons le 16 novembre !

Halte à la criminalisation des mouvements sociaux et à la répression, à Poitiers comme ailleurs ! Relaxe des neuf prévenus convoqués au tribunal correctionnel le 17 novembre 2017 !

La fédération SUD Education s’associe à SUD Education et Recherche 86 et exige la relaxe des neuf prévenu-es de Poitiers, victime de répression pour s’être mobilisé-e-s contre la loi Travail 1. Face à la répression, la solidarité est notre arme !

Communiqué de SUD Education et Recherche 86

Pour la relaxe des neuf prévenu-es de Poitiers

En 2016 s’est déroulée une importante mobilisation contre la loi travail El Khomri dans toute la France. A Poitiers, l’intersyndicale réunissant CGT-FO-FSU-SOLIDAIRES-CNT.SO-UNEF-SGL avait appelé le 19 mai à une manifestation jusqu’à la gare. A cette occasion, 500 personnes ont investi pendant près de deux heures l’enceinte de la SNCF. La Police s’est installée sur les voies, puis, à l’appel de l’intersyndicale, les manifestants ont poursuivi la manifestation jusqu’à la place de la gare de Poitiers. Cette action collective s’est déroulée dans le calme et sans aucune dégradation. Or, onze manifestants ont été convoqués au commissariat de Police en juin 2016. Ainsi, sur 500 manifestants dans l’enceinte de la SNCF, onze sont entendus, tous connus pour leur militantisme politique et/ou syndical. Ce choix pour le moins sélectif ne participe-t-il pas à la stratégie « diviser pour mieux régner » ? Dans l’enceinte de la SNCF, nous y étions ou nous aurions pu y être ! Le jour de la convocation, Solidaires 86 avait appelé à un rassemblement devant le commissariat de Poitiers pour dénoncer ce ciblage politique qui participe à la criminalisation des mouvements sociaux et qui tente d’affaiblir l’unité dans les luttes.

Suite à cette enquête policière très orientée, neuf des onze manifestants ont été convoqués par le juge devant le tribunal correctionnel le 17 novembre 2017. Parmi les neuf prévenus se trouvent deux syndicalistes SUD, le secrétaire de SUD Education et Recherche 86 et celui de SUD PTT 86, les sept autres prévenus sont tous militants politiques anticapitalistes et/ou libertaires. Les neuf prévenus sont accusés d’avoir « pénétré, circulé, ou stationné, sans autorisation, dans les parties de la gare SNCF non affectées à la circulation publique ». Ils encourent une peine d’emprisonnement d’un an et une amende de plusieurs milliers d’euros ! De plus, des frais de justice sont et seront engagés.

Solidaires, nous revendiquons leur relaxe. SUD Education et Recherche 86 appelle les militant-es et organisations syndicales, politiques et associations à manifester leur solidarité envers les camarades convoqués par un soutien à la fois politique et financier et à participer aux actions de soutien (suivre l’actualité à http://www.sudeduc86.fr).

Halte à la criminalisation des mouvements sociaux et à la répression, à Poitiers comme ailleurs ! Relaxe des neuf prévenus convoqués au tribunal correctionnel le 17 novembre 2017 !

École, salarié-e-s du public, salarié-e-s du privé, tou-te-s attaqué-e-s

En cette rentrée, le ministre de l’Éducation multiplie les annonces de mesures hostiles aux élèves et aux personnels. Selon la même logique, les emplois et les droits des agent-e-s du secteur public ne seront pas plus épargnés. Le projet libéral de Macron touche la société dans son ensemble. Le projet le plus emblématique de sa politique est la réforme du code du travail par ordonnances. Le gouvernement attaque sur tous les fronts. Alors qu’il annonce déjà une nouvelle réforme des retraites, la grève public/privé du 12 septembre doit être le point de départ d’un vaste mouvement d’ensemble pour mettre un coup d’arrêt à cette offensive ultra-libérale.

L’école dans la ligne de mire

En cette rentrée, le ministre de l’Éducation multiplie les annonces de mesures hostiles aux élèves et aux personnels.

Dans le 1er degré, la gestion des 12 élèves par classe est d’ores et déjà une farce : moyens en personnels insuffisants, bâtiments inadaptés, remise en cause des dispositifs Plus de Maîtres Que de Classes (qui étaient supposés compenser la disparition des RASED). Le ministre voudrait en outre imposer ses conceptions pédagogiques rétrogrades, notamment en ce qui concerne l’apprentissage de la lecture.

Le ministère imposera aux enseignant-e-s et aux élèves de CP et de 6e des évaluations nationales unanimement décriées par les communautés éducatives et scientifiques.

Dans le 2d degré, le pire des réformes de ces dernières années est conservé et l’autonomie des établissements est encore accentuée. Le ministre prétend ainsi donner le pouvoir de recrutement aux chef-fe-s d’établissement et met en chantier la remise en cause du baccalauréat et du droit aux études supérieures.

Dans l’enseignement supérieur, le ministère prépare la sélection à l’entrée de l’Université pour masquer son refus de mettre les moyens nécessaires pour une université ouverte à tou-te-s.

À tous les niveaux, cette rentrée ne pourra à nouveau être assurée qu’avec des personnels précaires, le ministère ne recrutant même pas tous les postes ouverts au concours, pourtant déjà insuffisants.

Dans sa conférence de presse de rentrée, le ministre prétend que le budget de l’Éducation nationale augmente fortement. En réalité, son ministère absorbe le champ de la Jeunesse et des Sports qui relevait auparavant d’un ministère distinct. Une augmentation en trompe-l’œil donc…

Enfin, l’école s’était vue promettre le maintien des emplois CUI-CAE par la Ministre du Travail. Il n’en est rien : les non-renouvellements sont massifs en cette rentrée. Il s’agit d’un vaste plan de licenciements. Ces personnels (AED, CUI-CAE, services civiques…) assurent pourtant des missions essentielles. SUD éducation exige le réemploi de tous les personnels en contrat CUI-CAE et la titularisation sans condition de tou-te-s les précaires.

Dès la rentrée, organisons-nous en AG, en réunion d’informations syndicales... Préparons la résistance à ce projet d’école néolibéral et réactionnaire !

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Lire la suite : En grève le 12 septembre !

Des organisations de la société civile appellent le gouvernement à un changement radical de sa politique migratoire

Le ministre de l’Intérieur a fait connaître ses premières intentions en matière de politique migratoire, et nous déplorons qu’y manque l’engagement impératif de mettre un terme aux violences policières à l’encontre des migrants et réfugiés. De même, aucun mot n’a été prononcé pour annoncer la fin de l’intimidation à l’égard de citoyens ou associations, qui sur le terrain s’efforcent d’assurer accueil et solidarité à leur égard. Deux priorités qu’il faut d’urgence mettre en œuvre au regard des situations qui prévalent à Paris, de nouveau à Calais, à la frontière franco-italienne, mais aussi ailleurs en France.

Pourtant, la situation actuelle le démontre implacablement : la gestion répressive des migrations internationales et le non-respect du droit d’asile qui prévalent dans la plupart des pays d’Europe, et en France en particulier, sont un échec effroyable. Tout d’abord parce que les guerres, les violations des droits humains, l’aggravation des inégalités et les catastrophes climatiques jettent un nombre incompressible de personnes sur les routes de l’exil, et aucune police au monde ne pourra jamais empêcher des jeunes de chercher à se construire un avenir, ou des familles de vouloir protéger leurs enfants. Ensuite parce que « tarir les flux d’arrivées », selon les mots mêmes du ministre, relève de l’illusion et du mensonge, que nous payons au prix fort : des milliers de vies perdues chaque année en Méditerranée ou sur les autoroutes d’Europe, des centaines de millions d’euros gaspillés tous les ans, d’insupportables souffrances humaines, mais aussi des territoires sous tension, des bénévoles et des citoyens choqués et épuisés… De tels choix politiques fracturent nos territoires, dressent les hommes et femmes les uns contre les autres et nourrissent le rejet de l’autre et le repli sur soi.

Lire la suite : Appel à un changement radical de politique migratoire en France

3 mois d’été pour détruire le code du travail, et les 6 mois qui suivent pour tout le reste ?

Macron qui a récolté sur son programme 24% des voix au premier tour des élections présidentielles et doit son élection au rejet massif du Front National, entend imposer celui-ci et remettre en cause l’essentiel des droits des salarié-es en quelques mois.

Le texte d’intention a été envoyé aux organisations syndicales alors que dans le même temps les fuites se succèdent dans les médias.

Au delà des formules creuses et du dialogue social vu sous le seul angle du nombre d’heures de réunions, il s’agit d’approfondir les réformes entamées par El Khomri et avant elle Rebsamen et leurs prédécesseurs.

Le gouvernement veut aller toujours plus loin dans une politique qui a pourtant largement fait la preuve de son échec, visant uniquement à renforcer la compétitivité et les marges des entreprises au détriment des droits des salalarié-es, le tout au nom d’une hypothétique relance de la croissance qui ne répond ni à la crise sociale ni à la crise écologique.

Le SAF (Syndicat des Avocats de France) lance sur sa nouvelle chaîne YouTube "L’arme du Droit" 14 vidéos pour comprendre les enjeux des projets d’ordonnances sur le droit du travail.

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Sous couvert d’améliorer les outils de suivi des élèves des cycles 2 à 4 en les simplifiant et en les uniformisant, le ministère impose, dès cette année, la mise en place d’un Livret Scolaire Unique Numérique (LSUN) qui doit à la fois tenir lieu de Livret Personnel de Compétences (LPC), formé de près de 40 items dans 7 ou 8 domaines, et de bulletins scolaires (bi)trimestriels rendant compte de l’acquisition des compétences dans les domaines répertoriés par les programmes officiels. Le LSUN, qui prétend attester de la modernisation et de l’efficacité du système scolaire réformé, constituera surtout un nouvel instrument de flicage des élèves et une restriction notable de la liberté pédagogique de leurs professeur-e-s. Les enseignant-e-s sont ainsi dépossédé-e-s de leur métier et deviennent des exécutant-e-s chargé-e-s d'effectuer des clics.

Non au fichage des élèves !

Le LSUN s’inscrit dans la même logique de formatage, de fichage et de flicage que le LPC, la Base-Élèves (devenue ONDE), SCONET et le Répertoire National des Identifiants Élèves. Il rassemble dans une même application insuffisamment sécurisée toutes les informations détenues par l’administration (compétences, bulletins, parcours, attestations, éléments de suivi des élèves en difficulté). Il constitue un véritable casier scolaire centralisé au service du patronat – qui y trouvera (via le Compte Personnel de Formation et le Compte Personnel d'Activité créé par la loi Travail) tous les renseignements souhaités en termes d’employabilité et de traçabilité – et de l’État, car les préfectures y auront accès ainsi que les mairies, la police et la Justice, sous couvert du secret professionnel partagé, du droit de communication et de l’interconnexion de fichiers. Loin d’être utile aux élèves, à leurs parents et à leurs enseignant-e-s, le LSUN n’est un progrès que pour la police et le patronat. Le MEDEF, qui se félicite de sa mise en place, ne s’y trompe pas : les compétences retenues par l’État correspondent trop clairement aux critères d'employabilité définis par le patronat pour que leur but puisse être pédagogique.

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Lire la suite : Contre le Livret Scolaire Unique Numérique (LSUN)

Un projet d’école de droite et de droite

Un nouveau ministre à droite toute / La nomination de JM Blanquer, comme celle des autres ministres, confirme s’il en était besoin l’orientation 100% à droite du nouveau gouvernement. JM Blanquer est celui qui a fait appliquer la politique éducative de Sarkozy. Toutes les propositions du programme éducatif de Macron sont reprises de ses ouvrages.

Un projet d’école néolibéral / JM Blanquer va encore plus loin dans la volonté de renforcer les pouvoirs des chef-fe-s d’établissement et les hiérarchies, y compris dans le 1er degré. Cela va de pair avec l’autonomie des établissements, c’est-à-dire en fait celle des chef-fe-s d’établissement. Ils/elles auraient une large liberté pour affecter la dotation horaire entre les disciplines et recruter localement des enseignant-e-s. La mise en concurrence des établissements deviendrait institutionnelle. Les lycées professionnels seraient confiés aux régions et adaptés aux « besoins économiques territoriaux ».

Un projet d’école réactionnaire / Le retour aux fondamentaux (français et mathématiques) s’inscrit dans une vision réactionnaire de l’école. L’orientation précoce des élèves serait organisée notamment via le retour de l’apprentissage avant 16 ans et des évaluations nationales de la grande section à la 3e, numérisées et annuelles. Les trois voies des lycées seraient soumises à l’objectif d’insertion professionnelle. Le bac serait remis en cause, il ne garantirait plus le droit à l’université.

Ne laissons pas faire ! / En accroissant la territorialisation et l’autonomie, en produisant une école réduite au « lire-écrire-compter » pour les pauvres et en multipliant les processus de sélection, l’école d’Emmanuel Macron poursuit l’adaptation du service public d’éducation aux besoins du patronat.