On a observé une mobilisation plutôt bonne ce matin (plus de mille personnes à Niort, plus de 300 à Thouars) contre la réforme des retraites. Après l'épisode douloureux de 2010, on pouvait s'attendre à ce que les travailleurs soient découragés, cette mobilisation prouve que ce n'est pas vraiment le cas. Il ne faut pas lâcher, amplifier le mouvement et faire céder le gouvernement sur une mesure injuste et inégalitaire. De l'argent, il y en a ! Partageons les richesses et arrêtons de toujours demander aux même de faire des efforts quand les plus riches se voient accorder des cadeaux !

Depuis la mise en place de la loi de 2005 concernant notamment la scolarisation des élèves en situations de handicap, nous accueillons dans nos classes chaque année de plus en plus d’élèves dits « à besoins éducatifs particuliers ». On évalue environ à 20000 le nombre d’enfants porteurs de handicap non scolarisés en France, faute de réponses, structures adaptées pour ces enfants et leurs familles.

Certes, le ministère communique sur des statistiques alléchantes : 258710 enfants en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire à la rentrée 2014 (+45% en primaire depuis 2006) ; 109000 enfants aidés par 69000 accompagnant-es ; triplement du budget réservé à la scolarisation de ces élèves entre 2005 et 2014 (2.4% du budget du ministère)…

Mais ces chiffres cachent une réalité sur le terrain qui est tout autre :

Lire la suite : Elèves à besoins éducatifs particuliers VS Profs à besoins de formations particulières

Le gouvernement vient d’annoncer de nouvelles mesures pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Il prétend « reconnaître un vrai métier » aux accompagnateurs/trices que sont les auxiliaires de vie scolaire (AVS), la plupart du temps recruté-e-s sur un statut d’assistant-e d’éducation. Ce serait effectivement urgent... Mais le plan de « pérennisation des AVS » n’est pas grand chose d’autre qu’un effet d’annonce.

 

Le gouvernement reconnaît qu’il y avait un problème avec « la situation aberrante qui obligeait le ministère de l’éducation nationale à se séparer des AVS après 6 ans de service ». Quel dommage de se séparer d’une main d’œuvre efficace et si bon marché !

Lire la suite : Auxiliaires de Vie Scolaire : (Sur)vivre 6 ans avec 600 euros par mois ? La précarité pérennisée 

Pour le réemploi et la titularisation de toutes et tous les précaires le mercredi 5 juin 2013, MOBILISONS-NOUS !
Le mercredi 5 juin, la Fédération SUD éducation appelle tous les collègues non-titulaires, titulaires, enseignants, non enseignants à se mobiliser collectivement et à se rassembler devant les rectorats de toutes les académies de France.  Des délégations demanderont à être reçues ce jour pour évoquer auprès des recteurs les conditions de travail alarmantes des personnels non-titulaires et peser sur les renouvellements de ces derniers.  Dans l’Éducation nationale et plus largement dans la fonction publique, même si le gouvernement a changé, le nombre de précaires ne cesse d’augmenter encore et encore. 
Derrière les discours qui nous disent qu’il faut « refonder l'école », en ce qui concerne l’emploi les chiffres sont sans équivoque : Plus de 170 000 agents non-titulaires travaillent au sein de l'Éducation nationale, ce qui en fait, de loin, le premier employeur de précaires.

Lire la suite : Titularisation de TOU(TE)S les précaires !

Nous venons d'apprendre que le lycée Maurice Genevoix de Bressuire a décidé de ne pas faire appel du jugement rendu en février dernier par le Conseil des Prud'hommes de Thouars, en faveur des ex-EVS des Deux-Sèvres.

Les 19 personnes ayant remporté leur recours recevront 10 000 à 14 000 €, en compensation de l'absence de formation durant leur contrat (entre autres motifs).

C'est une victoire pour ces personnels précaires, et pour les organisations syndicales qui les ont soutenus (Sud éducation 79 et le Snuipp-FSU 79). Un communiqué commun sera diffusé sous peu.

 

La lutte paie, encore faut-il s'y engager !

Les contrats aidés dans l'éducation nationale :
une politique inadmissible !

L'Éducation nationale a embauché les EVS e leur appliquant les conditions les plus restrictives prévues par la loi. Les CAE ont eu des contrats de 20 heures par semaine (salaire net mensuel de 602 €) et les CAV des contrats de 26 heures (950 € de salaire net). Il s'agissait là des horaires minimum prévus par la loi, ce qui permettait à l'EN de ne quasiment pas débourser un sou, le financement revenant dans ce cas au Ministère du travail.

Site : http ://collectifevs49.unblog.fr

Pièce(s) jointe(s):
Télécharger ce fichier (conference_de_presse_angers_7_06_texte_seul.pdf)Conférence de presse version intégrale[ ]53 kB

Robert ZEYNALYAN, Lilit AVETISYAN MOURADOVA et leur fils Serob, né en mars 2009, sont arrivés en France en décembre 2009. Leur fille Maria-Lidia est née à Poitiers en novembre  2010.

Robert est russe d’origine arménienne et Lilit est azerbaïdjanaise.

Ils ont été rackettés à Kirov par des nationalistes russes. Comme ils ont refusé de payer, ils ont subi des menaces de mort, Robert a été passé à tabac et son frère a été tué. Ils ont dû quitter précipitamment la Russie.

Leur demande d’asile a été refusée par l’OFPRA puis en recours par la CNDA.

Serob et Maria-Lidia sont scolarisés à la maternelle Jules-Ferry et se sont adaptés sans problème dans leurs classes.

Robert et Lilit maîtrisent déjà très bien la langue française et ils continuent à prendre des cours à la Croix-Rouge, où ils font également du bénévolat. En septembre 2012, ils ont déposé une demande de titre de séjour à la Préfecture de Niort, accompagnée de nombreux témoignages et de deux promesses d’embauche.

Mais, en février 2013, ils ont essuyé un refus et font depuis cette date l’objet d’une OQTF les obligeant à quitter le territoire français.

Leur plus fort désir est de rester en France.

Les expulser serait ne pas prendre en compte les risques encourus en cas de retour au pays, ainsi que tous les efforts fournis par la famille pour s’intégrer dans la société française.

Pour que la famille Zeynalyan puisse rester en France, signez et faites signer cette pétition.

Abderazak Moukharbich, de nationalité marocaine, élève en bac pro au lycée Chenevière-Malézieu à Paris a été arrêté dans le train à Angers le 10 novembre et placé en rétention à Rennes. Jeune majeur, parrainé en février 2012 à la mairie du XI° arrondissement de Paris, titulaire d’un titre de séjour espagnol qui lui a été volé et qu’il n’a pas pu faire refaire, il risque d’être expulsé.

Quelques semaines à peine après les expulsions de Khatchik et de la famille de Léonarda qui ont fait descendre des milliers de lycéens dans la rue, c’est, de la part du ministère de l’Intérieur, soit une provocation, soit un nouveau « manque de discernement » de ses services… Dans les deux cas, c’est inacceptable et ce ne sera pas accepté.

Lire la suite : Un lycéen de Paris menacé d'expulsion !

La famille Mejidov, un couple tchétchène et ses deux  enfants, Ramyi, 2,5 ans et Riyad 3,5 ans, est arrivée à Nantes en février 2013 pour demander l'asile en France.

Comme de nombreux demandeurs d'asile, cette famille a connu pendant plusieurs semaines l'errance entre la rue et le 115. Un hébergement stable obtenu en avril 2013 dans un hôtel, a permis la scolarisation du fils aîné à l'école maternelle La Fontaine de Saint Sébastien Sur Loire.

 

Sous le coup d'une réadmission vers la Pologne (les demandeurs d’asile doivent normalement faire leur demande dans le premier pays européens par lequel ils entrent dans l’UE), la famille Mejidov a été convoquée le 2 juillet à la préfecture de Nantes. Un vol leur a été annoncé pour le 11 juillet et une assignation à résidence leur a été notifiée. Craignant un retour forcé en Pologne, la famille ne s'est pas présentée le 11 juillet. La préfecture a alors mis fin à leur hébergement.  

Lire la suite : Encore des enfants en centre de rétention, malgré l'engagement du PS.

L’arrestation des enfants de Sans-Papiers dans les écoles est-elle

légitime selon le ministre de l’Intérieur Manuel Walls ?

 

COMMUNIQUE COMMUN FCPE, FSU, CGT Educ’action, SNUIPP-FSU, Sud-Education CIMADE, GISTI, LDH, MRAP, RESF
 

L’ARRESTATION DES ENFANTS DE SANS-PAPIERS DANS LES ECOLES EST-ELLE LEGITIME SELON LE MINISTRE DE L’INTERIEUR MANUEL VALLS ?

La question mérite en tout cas d’être posée suite aux événements survenus la semaine dernière dans une école de Nîmes. Le 6 mai, Khava Plieva, réfugiée tchétchène déboutée de sa demande d’asile était arrêtée et placée en rétention pour être expulsée vers la Pologne en application des accords dits Dublin 2. Ses deux enfants étaient en classe, à l’école Gustave Courbet à Nîmes, l’un en maternelle, l’autre en primaire. La police téléphonait aux directeurs pour leur demander de retenir les enfants afin qu’ils soient arrêtés après la sortie des élèves, sans doute pour ne pas procéder à leur interpellation sous les yeux des autres enfants et des parents. Mais, un voisin, dûment autorisé par la mère des enfants, s’est présenté et les a emmenés. Il faut se réjouir que l’intérêt supérieur des enfants soit passé avant les considérations policières et qu’ils n’aient pas attendu pour être emprisonnés avec leur mère. Arrivés avec deux voitures et un fourgon les policiers ont dû constater leur absence. La préfecture du Gard a finalement reculé : Khava Plieva a été libérée après 48 heures de rétention, le 8 mai vers 21 h, une mesure prise « dans l’intérêt supérieur des enfants » assure le préfet. Une préoccupation étonnante de la part d’un haut fonctionnaire qui venait d’emprisonner une mère et de tenter de faire arrêter ses enfants à la porte de l’école pour les enfermer avec elle avant de les expulser. Mère qui aujourd’hui craint de ramener ses enfants à l’école par peur d’une interpellation. S’il s’agit d’une initiative malheureuse d’un préfet, il faut que le ministre la condamne et annonce les mesures propres à empêcher qu’elle se reproduise. Ne pas le faire reviendrait à autoriser que l’on arrête des enfants de sans-papiers dans les écoles, une pratique qui évoque de bien mauvais souvenirs. Rappelons que, quand il était Ministre de l’Intérieur M. Sarkozy avait tenté de systématiser le procédé. L’indignation des enseignants, des parents d’élèves l’avait contraint à pratiquement y renoncer tout comme ses successeurs Hortefeux et Besson. Les dernières opérations de police connues aux abords d’une école, des faits isolés en réalité, datent du 1er décembre 2008, à Grenoble, puis du 7 janvier 2011 à Langeac (43). La pratique de l’arrestation des enfants dans ou à la porte des écoles est inacceptable. La société civile ne l’a pas tolérée sous Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas plus acceptable aujourd’hui.

Pièce(s) jointe(s):
Télécharger ce fichier (CP commun Chasse enfant Nimes 2013-05-14.pdf)CP commun Chasse enfant Nimes 2013-05-14.pdf[ ]22 kB

Liana et Khosrov Mouradian sont arméniens. Ils ont 3 enfants : Elen née le 16/01/2002, Milena le 29/07/2004 et Anaïs le 05/01/2012 en France

Les 2 aînées sont scolarisées à l'école C. de Niort.

Ils ont quitté l'Arménie en décembre 2010 (opposants au régime) pour aller en Russie où ils y sont restés 5 jours puis ont été expulsés vers la France en voiture. A Poitiers, ils ont été secourus par la Croix Rouge pendant 2 mois. Ils sont ensuite arrivés à Niort où ils ont été pris en charge par le CADA. Ils ont été déboutés du droit d'asile début 2013 et ont donc dû quitter le CADA le 04/03/2013. Ils sont depuis lors logés à l'hôtel, les aînées dans une chambre, les parents et Anaïs dans une seconde chambre, ils ne peuvent y faire la cuisine ni y recevoir des amis...

Khosrov et Liana ont pris des cours de français au CADA, Khosrov les a arrêtés en mai 2011 quand il a trouvé du travail (6 mois) puis les a repris. Sa femme les a continués et depuis mai 2012 , elle les suit 3 fois par semaine à l'atelier ATAMELCO du Secours Populaire.

Les deux filles aînées sont parfaitement intégrées à l'école qu'elles fréquentent assidûment. Elles sont d'excellents élèves. Elles prennent également des cours de danse au Conservatoire de Niort. Les parents participent aux soirées organisées par l'association des parents d 'élèves et n'ont besoin d'aucun interprète lors des rendez-vous avec le directeur de l'école.

Leur désir le plus fort est de rester en France.

Mais mercredi 27 mars, M et Mme M. ont reçu une OQTF les obligeant à quitter le territoire français dans les 2 mois.

Les expulser signifie ne pas prendre en compte tous les efforts fournis par la famille pour s'intégrer dans la société française, cela signifie également pour eux, un retour à une vie menacée en Arménie...

Elen , Milena, Anaïs et leurs parents doivent pouvoir rester en France !

>>>Merci de signer et de faire circuler la pétition.<<<

engagement collectif à ne pas remplir le LPC

Cette année encore, un « livret personnel de compétences » (LPC) nous est imposé par le Ministère et notre hiérarchie. Il nous est demandé d’y recenser les compétences acquises par nos élèves en fin de CE1, de CM2 et de 3ème.

Pourquoi sommes-nous opposés au LPC ?

Pièce(s) jointe(s):
Accèder à cette adresse url (http://www.boycott-lpc.lutter-agir.org/IMG/pdf/Engagement-refus-LPC.pdf)Engagement-refus-LPC.pdf[Pétition version papier pour impression]218 kB

Lire la suite : Boycott du LPC

http://www.reagiragir.fr/wp-content/uploads/2013/04/150606_172215_ldh_g4uxze.jpgAGENDA : Mercredi 7 octobre

Maison des associations
12 rue Joseph Cugnot, Niort
Accueil 19h50 – Début 20h

Organisée par  la Ligue des Droits de l'Homme de Niort-Deux-Sèvres

Avec la participation de Maryse Souchard Maître de conférences HC en sciences de l'information et de la
communication à l'université de Nantes et à l'IUT de la Roche sur Yon,auteur de nombreux ouvrages sur l'extrême droite

Plus d'informations sur :  http://site.ldh-france.org/poitou-charentes
Pièce(s) jointe(s):
Télécharger ce fichier (Tract LDH Laicite manipulee.pdf)Tract LDH Laicite manipulee.pdf[ ]165 kB

extremes-droites-europeennes-1Lu sur La Horde
Sur son blog, le sociologue et philosophe Mickaël Lowy, en réaction aux élections européennes de mai dernier, a publié une analyse qui a pas mal circulé sur le net, et qui présente de fait l’avantage d’être très synthétique, et de dégager des questions qui se posent à celles et ceux qui envisagent le combat antifasciste de demain, dans une perspective internationaliste. 

      I.  Les élections européennes ont confirmé une tendance qu’on observe depuis quelques années dans la plupart des pays du Continent :  la spectaculaire montée de l’extrême-droite.  C’est un phénomène sans précédent depuis les années 1930. Dans plusieurs pays cette mouvance obtenait  entre 10 et  20%,  aujourd’hui dans trois pays (France,  Angleterre,  Danemark)  elle atteint déjà entre 25 – 30%  des voix.  En fait,  son influence est plus vaste que son électorat :  elle contamine avec ses idées la droite  « classique »  et même une partie de la gauche social-libérale.  Le cas français est le plus grave,  la percée du Front National dépasse toutes les prévisions, même les plus pessimistes.  Comme l’écrivait le site  Mediapart dans un éditorial récent,  « Il est minuit moins cinq ».

Lire la suite : M. Lowy : 10 thèses sur l'extrême-droite en Europe

Microsoft Word - Master 2 Matthias Bouchenot..docx

Lu sur La Horde
Matthias Bouchenot s’est penché sur l’histoire des groupes d’action et des groupes d’autodéfense de la SFIO (Parti socialiste), principalement dans la fédération de la Seine durant les années 30. Ces groupes, « » (JGS) et « Toujours prêts pour servir » (TPPS), étaient à la fois des groupes chargés d’assurer la sécurité des cortèges et les meetings de la SFIO, ils avaient une ligne politique bien plus radicale que celle du parti. 

 

-Pourquoi s’être intéressé au service d’ordre de la SFIO des années 1920-1930 et pas à
celui de la CGT ou du PCF ?

Les services d’ordre de la CGT et du PCF font déjà l’objet de plusieurs études scientifiques, avec notamment les travaux d’Isabelle Sommier sur la CGT ainsi que ceux de Sylvain Boulouque et de Georges Vidal sur le PCF. Par ailleurs, si je me suis intéressé spécifiquement à l’autodéfense socialiste lors de cette période d’entre-deux-guerres, c’est aussi parce qu’elle relève d’une expérience originale et aboutie. C’est particulièrement le cas pour les Toujours Prêts Pour Servir (TPPS) et les Jeunes Gardes socialistes (JGS), les deux structures principales de l’autodéfense socialiste en région parisienne. Confrontée successivement au PC et aux ligues nationalistes, elle évolue entre noyau de milice révolutionnaire et services d’ordre légaux. Dans ces années marquées par une forte conflictualité politique et sociale, il n’est pas inintéressant de se pencher sur ces structures qui concernent des centaines – voire des milliers de militants – et qui ont fait l’objet d’importants débats au sein de la SFIO.

Lire la suite : Tenir la rue : L’autodéfense socialiste —1929-1938 – Interview avec l’auteur

Lu sur Questions de classes

Même remis à ses justes proportions (un quart de 43 %), l’affirmation du FN aux européennes nous interroge tout particulièrement ceux qui veulent conjuguer éducation et égalité.

L’analyse n’est pas si évidente à faire : quand on parle du vote des jeunes peu ou pas diplômés (je laisse ici la radicalisation d’une partie de la droite classique), on touche plusieurs registres :

le ressentiment vis-à-vis des « intellos », bloc générique où l’on retrouve, assimiliés, les politiciens et les profs, autrement dit ceux qui « savent parler » « raconter n’importe quoi » « nous enfumer » ;

le fossé entre jeunes issus de l’immigration et les autres, qui vivent mal la rage des premiers, avec ce que cela veut dire au quotidien comme agressivité et rivalités ;

la crainte de certains faiblement diplômés de « tomber plus bas », cette réaction qu’un auteur américain a bien décrite et qui fait que « les pauvres votent à droite »

Lire la suite : Face au FN : comprendre et agir

PICHON Olivier (FN-MEN)Avec un nom évoquant tout à la fois la culture classique (Jean Racine), un des dadas nationalistes (« l’enracinement ») et un prénom désormais omniprésent au FN (Marine), le Collectif Racine est une nouvelle tentative de séduction du Front national en direction des enseignants, du primaire au supérieur. Mais ce n’est pas la première fois que le FN s’organise pour diffuser sa vision de l’école : en quoi cette initiative se distingue-t-elle des expériences passées ?

Il y a des années que le Front national n’avait plus de structure pour diffuser son projet éducatif. En fait, il faut remonter à plus de vingt ans pour en retrouver une un peu solide. Au milieu des années 1980, le FN crée de nombreuses structures (les « cercles »), chargés de diffuser les idées du FN un peu partout, en particulier dans les milieux professionnels. Il se crée ainsi en 1987 un Cercle National de l’Enseignement, qui s’adresse à la fois aux parents d’élèves et aux enseignants, et qui va devenir en 1995 le Mouvement pour une Éducation Nationale (MEN). Le MEN déclare lors de sa création : « Aujourd’hui le combat pour la sauvegarde de la nation et de l’identité française passe prioritairement par l’école, principal enjeu politique de cette fin de siècle ». Le projet est ambitieux, puisqu’il reprend l’idée de la Nouvelle Droite d’une nécessaire « reconquête culturelle », préalable à toute conquête politique : en effet, « l’éducation ne doit pas être laissée aux mains des syndicats marxistes inféodés au nouvel ordre éducatif mondial » tonne son président, Olivier Pichon, également élu au comité central du FN. Revendiquant 2000 adhérents et sympathisants, le MEN va éditer un bulletin, diffuser des plaquettes, et tenter sans succès de se présenter aux élections professionnelles (il réussit cependant à créer une quinzaine d’associations locales de parents d’élèves qui présenteront des listes).

Lire la suite : Collectif Racine : le FN à l'école

Lu sur Questions de classes, un article de G. Chambat

"Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?"

« La commune administre les écoles primaires sur son ressort. Elle prend en charge le budget général, la sectorisation, l'entretien des locaux, la gestion des personnels non enseignants et l'organisation de la restauration. Si elle ne détermine pas les contenus ni les méthodes d'enseignement, elle joue donc un rôle important. » C'est ainsi que s'ouvre le document « bleu-blanc-rouge » de quatre pages rédigé par le collectif « Racine – Les enseignants patriotes » à l'attention des maires frontistes. Cette officine FN, en charge du programme éducatif de Marine Le Pen, y invite les nouveaux maires à « investir politiquement les trois compétences suivantes » : « La sélection des intervenants péri-scolaires », « Le choix des sorties scolaires financées par la commune » et « La contrôle de la restauration scolaire ».

Lire la suite :  De la théorie du genre à la théorie du Djembé : retour à la « Racine » des projets éducatifs des...

Communiqué de Solidaires étudiant-e-s


Vendredi soir avait lieu à Clermont-Ferrand un
concert de soutien aux personnes sans papiers, organisé par RESF (Réseau Education Sans Frontières), RUSF (Réseau Universités Sans Frontières) et l'Hôtel des Viles (association locale). Vers 23h, plusieurs individus sont arrivés en voiture, un homme en est sorti et a commencé à tirer sur les personnes rassemblées devant la salle, avec ce qui semblerait être un fusil à canon scié. 2 personnes ont été touchées et emmenées aux urgences par les pompiers. Heureusement, leur état n'est pas critique.

L'identité des agresseurs est depuis certifiée, et leur appartenance à l'extrême-droite clermontoise ne fait aucun doute.

Lire la suite : Agression fasciste à l'arme à feu à Clermont-Ferrand