http://www.reagiragir.fr/wp-content/uploads/2013/04/150606_172215_ldh_g4uxze.jpgAGENDA : Mercredi 7 octobre

Maison des associations
12 rue Joseph Cugnot, Niort
Accueil 19h50 – Début 20h

Organisée par  la Ligue des Droits de l'Homme de Niort-Deux-Sèvres

Avec la participation de Maryse Souchard Maître de conférences HC en sciences de l'information et de la
communication à l'université de Nantes et à l'IUT de la Roche sur Yon,auteur de nombreux ouvrages sur l'extrême droite

Plus d'informations sur :  http://site.ldh-france.org/poitou-charentes
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extremes-droites-europeennes-1Lu sur La Horde
Sur son blog, le sociologue et philosophe Mickaël Lowy, en réaction aux élections européennes de mai dernier, a publié une analyse qui a pas mal circulé sur le net, et qui présente de fait l’avantage d’être très synthétique, et de dégager des questions qui se posent à celles et ceux qui envisagent le combat antifasciste de demain, dans une perspective internationaliste. 

      I.  Les élections européennes ont confirmé une tendance qu’on observe depuis quelques années dans la plupart des pays du Continent :  la spectaculaire montée de l’extrême-droite.  C’est un phénomène sans précédent depuis les années 1930. Dans plusieurs pays cette mouvance obtenait  entre 10 et  20%,  aujourd’hui dans trois pays (France,  Angleterre,  Danemark)  elle atteint déjà entre 25 – 30%  des voix.  En fait,  son influence est plus vaste que son électorat :  elle contamine avec ses idées la droite  « classique »  et même une partie de la gauche social-libérale.  Le cas français est le plus grave,  la percée du Front National dépasse toutes les prévisions, même les plus pessimistes.  Comme l’écrivait le site  Mediapart dans un éditorial récent,  « Il est minuit moins cinq ».

Lire la suite : M. Lowy : 10 thèses sur l'extrême-droite en Europe

Microsoft Word - Master 2 Matthias Bouchenot..docx

Lu sur La Horde
Matthias Bouchenot s’est penché sur l’histoire des groupes d’action et des groupes d’autodéfense de la SFIO (Parti socialiste), principalement dans la fédération de la Seine durant les années 30. Ces groupes, « » (JGS) et « Toujours prêts pour servir » (TPPS), étaient à la fois des groupes chargés d’assurer la sécurité des cortèges et les meetings de la SFIO, ils avaient une ligne politique bien plus radicale que celle du parti. 

 

-Pourquoi s’être intéressé au service d’ordre de la SFIO des années 1920-1930 et pas à
celui de la CGT ou du PCF ?

Les services d’ordre de la CGT et du PCF font déjà l’objet de plusieurs études scientifiques, avec notamment les travaux d’Isabelle Sommier sur la CGT ainsi que ceux de Sylvain Boulouque et de Georges Vidal sur le PCF. Par ailleurs, si je me suis intéressé spécifiquement à l’autodéfense socialiste lors de cette période d’entre-deux-guerres, c’est aussi parce qu’elle relève d’une expérience originale et aboutie. C’est particulièrement le cas pour les Toujours Prêts Pour Servir (TPPS) et les Jeunes Gardes socialistes (JGS), les deux structures principales de l’autodéfense socialiste en région parisienne. Confrontée successivement au PC et aux ligues nationalistes, elle évolue entre noyau de milice révolutionnaire et services d’ordre légaux. Dans ces années marquées par une forte conflictualité politique et sociale, il n’est pas inintéressant de se pencher sur ces structures qui concernent des centaines – voire des milliers de militants – et qui ont fait l’objet d’importants débats au sein de la SFIO.

Lire la suite : Tenir la rue : L’autodéfense socialiste —1929-1938 – Interview avec l’auteur

Lu sur Questions de classes

Même remis à ses justes proportions (un quart de 43 %), l’affirmation du FN aux européennes nous interroge tout particulièrement ceux qui veulent conjuguer éducation et égalité.

L’analyse n’est pas si évidente à faire : quand on parle du vote des jeunes peu ou pas diplômés (je laisse ici la radicalisation d’une partie de la droite classique), on touche plusieurs registres :

le ressentiment vis-à-vis des « intellos », bloc générique où l’on retrouve, assimiliés, les politiciens et les profs, autrement dit ceux qui « savent parler » « raconter n’importe quoi » « nous enfumer » ;

le fossé entre jeunes issus de l’immigration et les autres, qui vivent mal la rage des premiers, avec ce que cela veut dire au quotidien comme agressivité et rivalités ;

la crainte de certains faiblement diplômés de « tomber plus bas », cette réaction qu’un auteur américain a bien décrite et qui fait que « les pauvres votent à droite »

Lire la suite : Face au FN : comprendre et agir

PICHON Olivier (FN-MEN)Avec un nom évoquant tout à la fois la culture classique (Jean Racine), un des dadas nationalistes (« l’enracinement ») et un prénom désormais omniprésent au FN (Marine), le Collectif Racine est une nouvelle tentative de séduction du Front national en direction des enseignants, du primaire au supérieur. Mais ce n’est pas la première fois que le FN s’organise pour diffuser sa vision de l’école : en quoi cette initiative se distingue-t-elle des expériences passées ?

Il y a des années que le Front national n’avait plus de structure pour diffuser son projet éducatif. En fait, il faut remonter à plus de vingt ans pour en retrouver une un peu solide. Au milieu des années 1980, le FN crée de nombreuses structures (les « cercles »), chargés de diffuser les idées du FN un peu partout, en particulier dans les milieux professionnels. Il se crée ainsi en 1987 un Cercle National de l’Enseignement, qui s’adresse à la fois aux parents d’élèves et aux enseignants, et qui va devenir en 1995 le Mouvement pour une Éducation Nationale (MEN). Le MEN déclare lors de sa création : « Aujourd’hui le combat pour la sauvegarde de la nation et de l’identité française passe prioritairement par l’école, principal enjeu politique de cette fin de siècle ». Le projet est ambitieux, puisqu’il reprend l’idée de la Nouvelle Droite d’une nécessaire « reconquête culturelle », préalable à toute conquête politique : en effet, « l’éducation ne doit pas être laissée aux mains des syndicats marxistes inféodés au nouvel ordre éducatif mondial » tonne son président, Olivier Pichon, également élu au comité central du FN. Revendiquant 2000 adhérents et sympathisants, le MEN va éditer un bulletin, diffuser des plaquettes, et tenter sans succès de se présenter aux élections professionnelles (il réussit cependant à créer une quinzaine d’associations locales de parents d’élèves qui présenteront des listes).

Lire la suite : Collectif Racine : le FN à l'école

Lu sur Questions de classes, un article de G. Chambat

"Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?"

« La commune administre les écoles primaires sur son ressort. Elle prend en charge le budget général, la sectorisation, l'entretien des locaux, la gestion des personnels non enseignants et l'organisation de la restauration. Si elle ne détermine pas les contenus ni les méthodes d'enseignement, elle joue donc un rôle important. » C'est ainsi que s'ouvre le document « bleu-blanc-rouge » de quatre pages rédigé par le collectif « Racine – Les enseignants patriotes » à l'attention des maires frontistes. Cette officine FN, en charge du programme éducatif de Marine Le Pen, y invite les nouveaux maires à « investir politiquement les trois compétences suivantes » : « La sélection des intervenants péri-scolaires », « Le choix des sorties scolaires financées par la commune » et « La contrôle de la restauration scolaire ».

Lire la suite :  De la théorie du genre à la théorie du Djembé : retour à la « Racine » des projets éducatifs des...

Communiqué de Solidaires étudiant-e-s


Vendredi soir avait lieu à Clermont-Ferrand un
concert de soutien aux personnes sans papiers, organisé par RESF (Réseau Education Sans Frontières), RUSF (Réseau Universités Sans Frontières) et l'Hôtel des Viles (association locale). Vers 23h, plusieurs individus sont arrivés en voiture, un homme en est sorti et a commencé à tirer sur les personnes rassemblées devant la salle, avec ce qui semblerait être un fusil à canon scié. 2 personnes ont été touchées et emmenées aux urgences par les pompiers. Heureusement, leur état n'est pas critique.

L'identité des agresseurs est depuis certifiée, et leur appartenance à l'extrême-droite clermontoise ne fait aucun doute.

Lire la suite : Agression fasciste à l'arme à feu à Clermont-Ferrand

 

 

"Manuel Valls est dangereux. Il a décidé sciemment de mettre en scène un combat fictif avec un ennemi qu’il a désigné pour des raisons stratégiques. Lorsque l’État veut détruire un ennemi, il a les moyens de le faire discrètement. Mais Manuel Valls a préféré opter pour la médiatisation d’un combat truqué. Ce faisant, il nous étrangle en nous proposant deux alternatives lui laissant chacune toutes les cartes en main : se rallier sans conditions à sa vision de la société ou être désignés comme des racistes en puissance.
Le PS d’avant nous proposait la résignation du vote par défaut ; Manuel Valls nous propose la capitulation totale ou l’assimilation à l’une des rares formes de racisme combattue par l’État."

La totalité de l'article ici.

Lundi 11 novembre en fin d'après-midi, plus de 400 personnes se sont retrouvés à l'appel du collectif antifasciste tourangeau pour manifester contre le défilé organisé par Vox Populi, un groupuscule d'extrême droite ayant de forts liens avec des groupes néo-nazis. Les identitaires de Tours n'ont réuni que 80 personnes, et son organisateur et chef - Pierre-Louis Mériguet, qui souhaite se présenter sur la liste FN aux municipales - s'est montré bien violent, malgré la tentative de rendre son mouvement respectable... Zut, raté !

Sud éducation 79 a rejoint ses camarades de Solidaires 37 afin de ne pas laisser la rue aux fascistes. La contre manifestation a été un succès, mais la lutte doit continuer, partout où le fascisme se développe.

Voir l'article et la vidéo de la Nouvelle République, et pour plus de vidéo et de photos, pour fouiller un peu plus le sujet, voir sur le site demain le grand soir.

Quenelle_lepen_gollnischFaire le geste de la quenelle n’engage à rien: ni promesse ni action. Elle fait croire à celles et ceux qui la font, qu’elle est subversive en soi et qu’elle prouve l’existence d’une unité entre les soi-disant « anti-système ». Il n’y a de concret que la répétition du geste de scène d’un artiste qui a joué sciemment la carte d’une carrière indépendante et l’engagement politique au sein de l’extrême droite. Pour l’extrême droite et la partie la plus agressive de la classe dominante, l’important n’est pas d’être véritablement une alternative pour le peuple mais de se donner l’apparence de « rebelles ». Mais une fois au pouvoir, les dominés et les pauvres prennent de plein fouet la répression.

Si des personnes issues de l’immigration peuvent la faire aux côtés de personnes comme Bruno Gollnisch qui est ouvertement anti-musulman, ou de Jean Marie Le Pen qui croit en l’inégalité des races : c’est que ce geste ne signifie rien comme engagement.
C’est une posture de défi qui n’en est pas réellement une puisque ce geste n’est jamais effectué en face ou en présence de la personne visée. Ce signe dit de manière insultante qu’on a eu le dessus de manière sournoise, en profitant d’une situation. C’est le bras d’honneur du couard, puisque non assumé.

Lire la suite : La "quenelle", un coup de mou pour nos luttes

Le rappel des faits :

Le mercredi 5 juin 2013, trois militants antifascistes et le père de l’un d’entre eux se rendent à une vente privée de vêtements qui permet de profiter de tarifs avantageux. Au sortir de cette vente, alors qu’ils règlent leurs achats, arrivent deux hommes et une femme au look ouvertement néonazi : t-shirts aux inscriptions racistes, bombers, crânes rasés, etc. Deux des trois amis, sortis les premiers, les voient ranger des poings américains dans leur sac à dos qu’ils laissent à la consigne. Le vigile présent à la porte les regarde et leur dit d’un air surpris : « Ça existe encore des gens comme ça ? ».

Pendant ce temps, à l’intérieur du magasin, le troisième copain fait la queue avec son père. Ses convictions antifascistes lui interdisent de rester silencieux devant ces individus dont les tatouages font l’apologie du nazisme, au mépris de ses millions de victimes. Surtout, alors que les groupes violents d’extrême droite prétendent s’approprier nos rues, attaquer les bars homosexuels, ratonner dans les rues et agresser les femmes voilées, nous refusons de détourner le regard.  C’est à ce moment qu’interviennent donc ce qui a été qualifié de provocations. Ce qui permet aujourd’hui de dire que « le groupe d’extrême gauche a été le plus virulent ». Mais réagir verbalement à l’exhibition de symboles racistes et, ici, ouvertement nazis, n’est-ce pas ce que chacun de nous devrait faire ?
Les trois camarades quittent alors la vente et se séparent du père de l’un d’eux qui rentre chez lui. Ils retrouvent alors Clément, amateur de vêtements et de mode, assidu à cette vente qui connaît quotidiennement un nouvel achalandage. Ils lui expliquent qu’il y a des néonazis dans la vente et ils décident de ne pas remonter tant qu’ils sont là maintenant qu’il y a eu un échange verbal.

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Accèder à cette adresse url (http://lahorde.samizdat.net/wp-content/uploads/2013/10/BulletinCPC1.pdf)BulletinCPC1.pdf[Comité pour Clément - Bulletin n°1 - octobre 2013]493 kB

Lire la suite : Comité pour Clément : bulletin n°1

Le nouveau gouvernement a choisi la continuité avec l'ancien: la politique d'expulsion des camps de Roms étrangers continue de plus belle. Aux mêmes motifs. Avec à peu près les mêmes mots, les mêmes images. Avec les mêmes présupposés et les mêmes conséquences. A commencer par l'ethnicisation de familles issues de lieux et d'histoires multiples, qui ne se reconnaissent pas nécessairement de destin commun, sauf celui auquel on les assigne: le cercle vicieux de la misère et de l'exclusion.

Cela, nous ne voulons, nous ne pouvons l'accepter.

  • écouter  France Culture avec Henriette Asséo, Les Tsiganes: une destinée européenne (lundi 10 septembre 22h15 Hors-Champs de Laure Adler)

 

Manifestation unitaire à Paris le dimanche 23 juin à 15h :

Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le !

Confortés par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de l’extrême droite, les groupes fascistes refont surface. Les dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été l’occasion pour eux d’être mis sur le devant de la scène. Nous dénonçons la banalisation du FN et de ses idées xénophobes et racistes.

 

Lire la suite : Combattons le fascisme ! Manifestation à Paris le 23 juin

Antifascisme

 

Suite à l'assassinat de notre camarade Clément, l'Union  syndicale Solidaires, en accord avec Solidaires Étudiant-e-s, a proposé aux autres organisations syndicales, aux organisations associatives, politiques, antifascistes, une rencontre unitaire le lundi 10 juin à 17h30.

Le mercredi 5 juin 2013, en sortant d’un magasin de vêtements, près de la gare Saint-Lazare, notre camarade Clément, syndicaliste à Solidaires Etudiant-e-s et militant à l’Action Antifasciste Paris-Banlieue a été battu à mort par des membres de l’extrême droite radicale.

La mort de notre camarade s’inscrit dans le contexte de la progression d’un mouvement fasciste violent en France et ailleurs en Europe. Sa perte nous accable.

Notre douleur et notre colère sont encore aggravées par la certitude que nombreux et nombreuses sont celles et ceux qui, militant-e-s antifacistes, personnes exposées à l’homophobie et/ou au racisme, auraient pu et peuvent encore en être victimes.

Aujourd’hui, toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches et à ses camarades de Solidaires Etudiant-e-s à qui nous exprimons toute notre solidarité.

Cet acte odieux est inséparable de la multiplication des agressions racistes, homophobes par des militants d’extrême droite ces derniers mois et de l'installation d'un climat de haine entretenu par des discours politiques stigmatisant qui ne sont pas l’exclusivité du Front national et des groupuscules fascistes..

Au-delà des suites policières et judiciaires, l’heure est au renforcement de la mobilisation antifasciste.

Avec Solidaires Etudiant-e-s, l'Union syndicale Solidaires sont avec toutes celles et ceux qui condamnent cet acte odieux et refusent de laisser s'installer la vermine d'extrême droite. No pasaran.