Robert ZEYNALYAN, Lilit AVETISYAN MOURADOVA et leur fils Serob, né en mars 2009, sont arrivés en France en décembre 2009. Leur fille Maria-Lidia est née à Poitiers en novembre  2010.

Robert est russe d’origine arménienne et Lilit est azerbaïdjanaise.

Ils ont été rackettés à Kirov par des nationalistes russes. Comme ils ont refusé de payer, ils ont subi des menaces de mort, Robert a été passé à tabac et son frère a été tué. Ils ont dû quitter précipitamment la Russie.

Leur demande d’asile a été refusée par l’OFPRA puis en recours par la CNDA.

Serob et Maria-Lidia sont scolarisés à la maternelle Jules-Ferry et se sont adaptés sans problème dans leurs classes.

Robert et Lilit maîtrisent déjà très bien la langue française et ils continuent à prendre des cours à la Croix-Rouge, où ils font également du bénévolat. En septembre 2012, ils ont déposé une demande de titre de séjour à la Préfecture de Niort, accompagnée de nombreux témoignages et de deux promesses d’embauche.

Mais, en février 2013, ils ont essuyé un refus et font depuis cette date l’objet d’une OQTF les obligeant à quitter le territoire français.

Leur plus fort désir est de rester en France.

Les expulser serait ne pas prendre en compte les risques encourus en cas de retour au pays, ainsi que tous les efforts fournis par la famille pour s’intégrer dans la société française.

Pour que la famille Zeynalyan puisse rester en France, signez et faites signer cette pétition.

Abderazak Moukharbich, de nationalité marocaine, élève en bac pro au lycée Chenevière-Malézieu à Paris a été arrêté dans le train à Angers le 10 novembre et placé en rétention à Rennes. Jeune majeur, parrainé en février 2012 à la mairie du XI° arrondissement de Paris, titulaire d’un titre de séjour espagnol qui lui a été volé et qu’il n’a pas pu faire refaire, il risque d’être expulsé.

Quelques semaines à peine après les expulsions de Khatchik et de la famille de Léonarda qui ont fait descendre des milliers de lycéens dans la rue, c’est, de la part du ministère de l’Intérieur, soit une provocation, soit un nouveau « manque de discernement » de ses services… Dans les deux cas, c’est inacceptable et ce ne sera pas accepté.

Lire la suite : Un lycéen de Paris menacé d'expulsion !

La famille Mejidov, un couple tchétchène et ses deux  enfants, Ramyi, 2,5 ans et Riyad 3,5 ans, est arrivée à Nantes en février 2013 pour demander l'asile en France.

Comme de nombreux demandeurs d'asile, cette famille a connu pendant plusieurs semaines l'errance entre la rue et le 115. Un hébergement stable obtenu en avril 2013 dans un hôtel, a permis la scolarisation du fils aîné à l'école maternelle La Fontaine de Saint Sébastien Sur Loire.

 

Sous le coup d'une réadmission vers la Pologne (les demandeurs d’asile doivent normalement faire leur demande dans le premier pays européens par lequel ils entrent dans l’UE), la famille Mejidov a été convoquée le 2 juillet à la préfecture de Nantes. Un vol leur a été annoncé pour le 11 juillet et une assignation à résidence leur a été notifiée. Craignant un retour forcé en Pologne, la famille ne s'est pas présentée le 11 juillet. La préfecture a alors mis fin à leur hébergement.  

Lire la suite : Encore des enfants en centre de rétention, malgré l'engagement du PS.

L’arrestation des enfants de Sans-Papiers dans les écoles est-elle

légitime selon le ministre de l’Intérieur Manuel Walls ?

 

COMMUNIQUE COMMUN FCPE, FSU, CGT Educ’action, SNUIPP-FSU, Sud-Education CIMADE, GISTI, LDH, MRAP, RESF
 

L’ARRESTATION DES ENFANTS DE SANS-PAPIERS DANS LES ECOLES EST-ELLE LEGITIME SELON LE MINISTRE DE L’INTERIEUR MANUEL VALLS ?

La question mérite en tout cas d’être posée suite aux événements survenus la semaine dernière dans une école de Nîmes. Le 6 mai, Khava Plieva, réfugiée tchétchène déboutée de sa demande d’asile était arrêtée et placée en rétention pour être expulsée vers la Pologne en application des accords dits Dublin 2. Ses deux enfants étaient en classe, à l’école Gustave Courbet à Nîmes, l’un en maternelle, l’autre en primaire. La police téléphonait aux directeurs pour leur demander de retenir les enfants afin qu’ils soient arrêtés après la sortie des élèves, sans doute pour ne pas procéder à leur interpellation sous les yeux des autres enfants et des parents. Mais, un voisin, dûment autorisé par la mère des enfants, s’est présenté et les a emmenés. Il faut se réjouir que l’intérêt supérieur des enfants soit passé avant les considérations policières et qu’ils n’aient pas attendu pour être emprisonnés avec leur mère. Arrivés avec deux voitures et un fourgon les policiers ont dû constater leur absence. La préfecture du Gard a finalement reculé : Khava Plieva a été libérée après 48 heures de rétention, le 8 mai vers 21 h, une mesure prise « dans l’intérêt supérieur des enfants » assure le préfet. Une préoccupation étonnante de la part d’un haut fonctionnaire qui venait d’emprisonner une mère et de tenter de faire arrêter ses enfants à la porte de l’école pour les enfermer avec elle avant de les expulser. Mère qui aujourd’hui craint de ramener ses enfants à l’école par peur d’une interpellation. S’il s’agit d’une initiative malheureuse d’un préfet, il faut que le ministre la condamne et annonce les mesures propres à empêcher qu’elle se reproduise. Ne pas le faire reviendrait à autoriser que l’on arrête des enfants de sans-papiers dans les écoles, une pratique qui évoque de bien mauvais souvenirs. Rappelons que, quand il était Ministre de l’Intérieur M. Sarkozy avait tenté de systématiser le procédé. L’indignation des enseignants, des parents d’élèves l’avait contraint à pratiquement y renoncer tout comme ses successeurs Hortefeux et Besson. Les dernières opérations de police connues aux abords d’une école, des faits isolés en réalité, datent du 1er décembre 2008, à Grenoble, puis du 7 janvier 2011 à Langeac (43). La pratique de l’arrestation des enfants dans ou à la porte des écoles est inacceptable. La société civile ne l’a pas tolérée sous Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas plus acceptable aujourd’hui.

Pièce(s) jointe(s):
Télécharger ce fichier (CP commun Chasse enfant Nimes 2013-05-14.pdf)CP commun Chasse enfant Nimes 2013-05-14.pdf[ ]22 kB

Liana et Khosrov Mouradian sont arméniens. Ils ont 3 enfants : Elen née le 16/01/2002, Milena le 29/07/2004 et Anaïs le 05/01/2012 en France

Les 2 aînées sont scolarisées à l'école C. de Niort.

Ils ont quitté l'Arménie en décembre 2010 (opposants au régime) pour aller en Russie où ils y sont restés 5 jours puis ont été expulsés vers la France en voiture. A Poitiers, ils ont été secourus par la Croix Rouge pendant 2 mois. Ils sont ensuite arrivés à Niort où ils ont été pris en charge par le CADA. Ils ont été déboutés du droit d'asile début 2013 et ont donc dû quitter le CADA le 04/03/2013. Ils sont depuis lors logés à l'hôtel, les aînées dans une chambre, les parents et Anaïs dans une seconde chambre, ils ne peuvent y faire la cuisine ni y recevoir des amis...

Khosrov et Liana ont pris des cours de français au CADA, Khosrov les a arrêtés en mai 2011 quand il a trouvé du travail (6 mois) puis les a repris. Sa femme les a continués et depuis mai 2012 , elle les suit 3 fois par semaine à l'atelier ATAMELCO du Secours Populaire.

Les deux filles aînées sont parfaitement intégrées à l'école qu'elles fréquentent assidûment. Elles sont d'excellents élèves. Elles prennent également des cours de danse au Conservatoire de Niort. Les parents participent aux soirées organisées par l'association des parents d 'élèves et n'ont besoin d'aucun interprète lors des rendez-vous avec le directeur de l'école.

Leur désir le plus fort est de rester en France.

Mais mercredi 27 mars, M et Mme M. ont reçu une OQTF les obligeant à quitter le territoire français dans les 2 mois.

Les expulser signifie ne pas prendre en compte tous les efforts fournis par la famille pour s'intégrer dans la société française, cela signifie également pour eux, un retour à une vie menacée en Arménie...

Elen , Milena, Anaïs et leurs parents doivent pouvoir rester en France !

>>>Merci de signer et de faire circuler la pétition.<<<