SUD éducation a pris connaissance par voie de presse de l’existence d’un partenariat entre l’Association nationale des réservistes opérationnels et citoyens de la gendarmerie nationale (ANORGEND), des rectorats franciliens et la région de gendarmerie Île-de-France. Dans le cadre de ce dispositif, soixante-six lycéen·nes ont effectué durant les vacances de la Toussaint un stage au camp militaire de Beynes, dans les Yvelines, camp où s’entraîne notamment le GIGN. Au programme : montée des couleurs, maîtrise avec arme et sans arme d’un adversaire, tirs à balles réelles, mais aussi inculcation des « valeurs de la République ». 

L’objectif est la préparation de ces lycéen·nes, les “Cadets de la gendarmerie” aux concours et sélections de la gendarmerie par le biais de trois stages sur site ainsi que 60 heures assurées par des professeur·es en établissement. Ce dispositif a pour objectif de s’étendre à six établissements en Essonne, puis dans l’académie de Paris avec le lycée Buffon. En 2024, l’objectif est de porter le nombre de Cadets de la gendarmerie à 200. 

 

Notre conception de l’éducation est tout autre. Les jeunes et le personnel de l’Éducation nationale ne doivent pas être au service des forces répressives de l’État. « Pas d’armée à l’école », disaient déjà les opposant·es au premier protocole armée/école en 1982 : « pas d’école à l’armée ; pas d’école au service de la police », devrait-on ajouter dorénavant !

C’est aussi dans cette optique, que la fédération SUD Éducation, et l’Union syndicale Solidaires dont elle est membre, refusent le Service national universel que le gouvernement veut rendre obligatoire pour les jeunes de 16 ans et participent au collectif national “Non au SNU !”, qui écrit notamment dans sa plateforme unitaire : “Comment peut-on parler d’apprendre la citoyenneté, lorsqu’on confie l’encadrement à l’armée ?”.