Les nouvelles du mardi de SUD Education 79

Au sommaire cette semaine :

  • Contre l’austérité et la répression, pour le service public et le droit à l’éducation - Pour un réveil des luttes !
  • L’extrême droite est un danger mortel : Samedi 29 et dimanche 30 novembre, toutes et tous à Lyon contre le FN
  • À propos d’une « saine colère » : peut-on défendre l’école sans la critiquer ?
  • Sorties de Zep : Mobilisation montante 

 

  • Contre l’austérité et la répression, pour le service public et le droit à l’éducation - Pour un réveil des luttes !

La fédération SUD éducation soutient toutes les mobilisations qui prennent naissance contre les politiques d’austérité, contre la répression généralisée, pour le service public et les droits des salarié-e-s, pour des moyens pour un service public d’éducation égalitaire et émancipateur. Elle appelle à les développer et à les généraliser pour changer les rapports des forces.

Après une trop longue période de grande atonie du mouvement social, ce mois de novembre voit se dessiner une multiplicité de mobilisations qui peuvent marquer un réveil des luttes. Il est temps !

Le 15 novembre l’initiative pour une alternative à l’austérité ont donné lieu dans certaines localités à des mobilisations unitaires.

Depuis des mois, les salarié-e-s des hôpitaux se mobilisent contre les conditions faites à la santé dans le contexte de l’austérité, rejoint-e-s par de nombreuses associations. Ils et elles seront à nouveau à Paris le 18 novembre pour manifester à l’heure où les député-e-s discutent de nouvelles restrictions budgétaires. Ce même jour, les syndicats de la Fonction publique (CGT, FA-FPT, FSU, Solidaires) seront aussi dans la rue pour protester contre le budget d’austérité, pour les postes et les salaires, avec selon les lieux des mobilisations diverses.

Déjà ces derniers jours, les lycéen-n-e-s et les étudiant-e-s se sont mobilisé-e-s en réaction à la mort de Rémi Fraisse, tué par un jet de grenade de la Gendarmerie. Ce drame n’est pas un accident, il est le résultat de plusieurs mois de violences policières croissantes envers les opposant-e-s au barrage du Testet pour imposer un projet inutile. La répression à laquelle ils et elles ont fait face n’est pas isolée : le gouvernement crée un climat de violences et de criminalisation des mouvements sociaux pour dissuader toute mobilisation. C’est d’ailleurs une nouvelle escalade dans la répression qu’a choisi le pouvoir face aux mobilisations naissantes de la jeunesse : armada policière et intimidations des manifestant-e-s, interdictions d’assemblées générales et fermetures administratives d’universités pour empêcher les étudiant-e-s de s’organiser et d’agir... Lire la suite sur Sudeducation.org

 

 

  • L’extrême droite est un danger mortel : Samedi 29 et dimanche 30 novembre, toutes et tous à Lyon contre le FN

La situation sociale, économique et politique crée un très fort sentiment d’exaspération parmi la population. Le Front national tente de récupérer cette colère à son profit, dans sa logique de conquête du pouvoir.

Pour Solidaires, le Front national n’est pas un parti comme un autre. Il reste un parti fondamentalement d’extrême droite, raciste et nationaliste. La base de sa politique reste la préférence nationale, la division des travailleurs et travailleuses, la promotion d’un capitalisme national. Le programme du FN et les idées d’extrême droite sont opposés aux intérêts des salarié-es !

Le FN n’est ni « anti-système », ni « social »

Si le Front national se présente comme « anti-système » et « social », sa gestion de la quinzaine de villes conquises aux dernières élections municipales montre le contraire : fin de la gratuité de la cantine pour les ménages les plus pauvres, heures de garderie refusées aux enfants de parents chômeurs, suppression des subventions aux centres sociaux des quartiers les plus défavorisés... Dans les villes FN ce sont les classes populaires qui trinquent !

Quant à son programme économique, s’il est depuis peu saupoudré de mesures d’apparence sociales, il prône un capitalisme national, axé sur la « préférence nationale », donc des mesures de ségrégation racistes accentuant les inégalités entre les salarié-es.

Loin d’apporter des réponses notamment sur la redistribution des richesses, les « solutions » nationalistes, racistes et sécuritaires préconisées par le Front national ne feraient que diviser profondément les travailleuses et les travailleurs. Son projet politique ne remet en cause ni le capitalisme, ni le libéralisme, ni la course au profit, ni la concentration des richesses dans les mains d’une minorité. En désignant les immigré-es ou/et les musulman-es comme responsables de la situation, le Front national exonère les patrons, les actionnaires et les banquiers de leurs responsabilités !

Contrairement au FN, nous revendiquons un monde où les solidarités priment en termes économiques, politiques et sociales.

C’est l’union des salarié-es, quels que soient leur nationalité et leur lieu de travail, qu’il convient de rechercher, pour imposer une autre politique et une autre répartition des richesses.

Partisans d’un syndicalisme de transformation sociale, nous pensons que ce système doit être combattu et radicalement modifié, qu’un autre partage des richesses est une nécessité absolue ! C’est, pour nous, une des façons les plus sûres pour faire redescendre le poids de l’extrême droite au niveau groupusculaire.

C’est ce que nous dirons, aux côtés d’autres organisations lors de la manifestation antifasciste du samedi 29 novembre à Lyon – départ 14h, place Jean Macé – alors que le FN y tiendra son congrès, et au cours des débats qui auront lieu le lendemain, dimanche 30 novembre, pour réaffirmer que le FN est l’ennemi des salarié-es, des chômeur-euses et des retraité-es !

 

 

  • À propos d’une « saine colère » : peut-on défendre l’école sans la critiquer ?

Dans un billet publié sur le site slate.fr et relayé dans la revue de presse des Cahiers pédagogiques (reproduite ci-dessous), Louise Tourret, journaliste et animatrice de l’émission Rue des écoles, revient sur les récentes déclarations de François Bégaudeau. Son billet s’intitule « Chère François Bégaudeau, j’ai rarement lu un truc aussi pourri sur l’école ».

C’est l’occasion pour la journaliste de dénoncer la déferlante des discours réacs sur l’école, à l’heure où les Polony, Brighelli et autres Zemmour tiennent le crachoir (l’expression n’est ici pas galvaudée). Une intervention que l’on ne peut que saluer ici, quelques semaines après la publication de la tribune collective contre l’école des réac-publicains.

Comme les auteurs de la revue de presse des Cahiers pédagogiques, certains raccourcis nous [Questions de classes] ont cependant interpellés. Certes, l’étiquette « de gauche » ou de « gauche de la gauche » n’exonère pas Bégaudeau de conservatisme (en l’occurrence doublé ici d’un sexisme écœurant et imbécile), bien au contraire : les récentes déclarations de Michel Onfray, celles plus anciennes de Michéa et même le discours ultra-républicain d’une certaine extrême gauche nous ont – hélas – depuis longtemps convaincus que la ligne de fracture sur l’école ne se situe pas là… Ce n’est pas le savoir en lui-même ou l’accès à la connaissance qui émancipent (souvenons-nous de Guizot « Le grand problème des sociétés modernes c’est le gouvernement des esprits car l’ignorance rend le peuple turbulent et féroce ; l’instruction primaire universelle sera pour lui une des garanties de l’ordre et de la stabilité sociale », Lettre aux directeurs d’École Normale, oct. 1834.) Il ne suffit donc pas d’avoir une école, de savoir lire, écrire et compter. C’est aussi la manière dont ce savoir est acquis, dont les élèves se l’approprient, qui contribuent à leur émancipation, c’est donc bien aussi et avant tout une affaire pédagogique (et sociale).

 

 

  • Sorties de Zep : Mobilisation montante 

A Paris la mobilisation des écoles exclues de la nouvelle carte de l'enseignement prioritaire commence à porter ses fruits. Le mouvement touche de nouvelles académies où là aussi des écoles et collèges sont touchés.

A Paris, les 8 écoles du 19ème arrondissement menacée de quitter l'enseignement prioritaire obtiennent leur maintien. Le maire de l'arrondissement l'a annoncé le 14 novembre. Les 8 écoles élémentaires et maternelles du réseau du collège Guillaume Budé seront réintégrées dans les Rep. Mais leur collège tête de réseau, le collège Budé, quittera l'enseignement prioritaire. La décision parait incohérente au collectif de soutien. D'après lui, le collège compterait 48% d'enfants de catégories sociales défavorisées et non 17% comme l'avance le rectorat.

Dans le 13ème arrondissement, le maire Jérôme Coumet a déclaré au Café pédagogique être "raisonnablement optimiste". Il récuse la carte proposé par le rectorat qui prévoyait la sortie d'une majorité des écoles prioritaires de l'arrondissement. et la juge "pas en adéquation avec la sociologie de l'arrondissement". Vendredi 14 novembre une centaine de parents se sont réunis devant la mairie avant d'être reçus par Annick Olivier, déléguée à l'éducation. Plusieurs écoles touchées étaient représentées : les écoles de la rue Küss, celles du Chateau des rentiers, de la rue Jenner, les écoles Auguste Perret et Levassor. Plusieurs sont occupées par les parents. Toutes seront en grève le 20 novembre, jour de la réunion avec le rectorat.Lire la suite sur le café pédagogique.

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