Les nouvelles du mardi de SUD Education 79

Au sommaire cette semaine :

  • Solidaires contre tous les fascismes !
  • Les mots d'une enseignante de Seine St Denis, et de ses élèves.
  • La société ne respecte pas les valeurs que nous enseignons
  • Tags racistes et croix gammées à Thouars

 

 

 

  • Solidaires contre tous les fascismes !

- Nous défendons la liberté d’expression
Après l’assassinat collectif commis au siège du journal Charlie-Hebdo, l’Union syndicale Solidaires réaffirme la nécessité de défendre toujours et partout la liberté de la presse. Nous sommes plus que jamais solidaires avec toutes celles et ceux, qui, dans les métiers de la presse, sont horrifiés par le meurtre de leurs collègues.
-
Nous combattons les fanatismes religieux
Les assassins ont clamé agir au nom d’un Dieu. L’Union syndicale Solidaires respecte le droit de croire ou non de chacun et chacune, mais nous savons aussi qu’à travers l’histoire, nombre de massacres ont été perpétrés au nom de diverses religions. Le fondamentalisme religieux est un danger pour l’Humanité.
-
Nous agissons contre les discriminations
Cet assassinat fait le jeu de tous les ennemis de la liberté dont la volonté est de stigmatiser des individus et groupes, en fonction de leur origine, de leur culture, de leur religion. L’Union syndicale Solidaires refuse ces amalgames honteux et dangereux. Elle ne participera pas à une « union nationale » qui désignerait un ennemi bouc-émissaire incarné par telle ou telle « communauté ».
-
Nous refusons toutes les politiques réactionnaires
Cet assassinat fait le jeu de toutes les forces réactionnaires et des politiques impérialistes, qui l’utilisent pour construire une société toujours plus policière et prônent une unité nationale qui rassemblerait exploiteurs et exploités. L’Union syndicale Solidaires ne combattra pas pour la liberté et l’égalité aux côtés des ennemis de la liberté et de l’égalité.
L’Union syndicale Solidaires respecte la douleur des proches de toutes les victimes, s’associe aux rassemblements unitaires organisés partout en France et appelle à poursuivre le combat pour une profonde transformation sociale, en rupture avec les processus totalitaires d’où qu’ils viennent. A lire sur notre site

 

 

  • Les mots d'une enseignante de Seine St Denis, et de ses élèves.

Lorsque j’ai appris l’attaque de Charlie Hebdo, je rentrais de l’école. Un message, puis deux, sur mon téléphone. Puis je suis restée bloquée sur les chaînes d’information pendant un long moment sans pouvoir rien faire d’autre. Je me suis mise au travail, car c’était un mercredi après-midi et que j’avais des copies à corriger. Des copies de brevet blanc, un sujet d’argumentation : « Pensez-vous que tous les élèves de France ont les mêmes chances de réussir à l’école ? ». J’ai lu, j’ai corrigé, sans être jamais loin de mon écran d’ordinateur. J’ai bu beaucoup de café. L’atmosphère était pesante. J’ai pleuré comme on pleure lorsque toutes les vannes sont ouvertes d’un coup, avec de gros sanglots, des hoquets, le visage rougi. Très vite, j’ai pensé à mes élèves, collégiens et collégiennes, de toutes les couleurs, de toutes les origines. Musulmanes et musulmans, pour beaucoup. Voici ce qui s’est passé le lendemain matin, jeudi 8 janvier, lorsque je suis arrivée au collège de Seine Saint-Denis où je travaille.

Dans la salle des professeurs, l’une de mes collègues musulmanes réprime un sanglot en nous disant que sa religion est encore salie. Dans la cour, des murmures : le sujet est sur toutes les lèvres. Je me demande comment je vais réussir à faire cours. Lire la suite sur Tailspin.fr

 

 

  • La société ne respecte pas les valeurs que nous enseignons

"On leur enseigne le respect, mais eux ne sont pas respectés à l'extérieur du lycée". Professeure d'histoire-géographie dans un lycée multiculturel au Havre, Isabelle Baillleul Létang a partagé son désarroi sur la page Facebook du Café pédagogique après que deux élèves aient refusé la minute de silence. Elle s'interroge sur les raisons qui expliquent cette attitude. Et n'hésite pas à dénoncer le double langage de la société française. [...]

Je me suis rendu compte que la laïcité était largement inconnue pour eux. C'est comme si la notion n'était pas enseignée. Par exemple ils ne comprennent pas l'anticléricalisme. Mais il y a un autre problème. On est face à un véritable double langage de la société.  On leur apprend le respect mais eux sont contrôlés sans aucun respect. On les fait travailler sur l'intégration, les métiers mais ils sont discriminés quand ils recherchent un stage. La société ne respecte pas les valeurs qu'on leur apprend en classe. L'égalité n'est pas respectée.  

De notre coté, les enseignants ne sont pas suffisamment formés au dialogue et ne connaissent pas non plus suffisamment les familles populaires. Sur ces deux points il faudrait développer la formation. L'enjeu c'est la confiance entre enseignant et élèves. Elle est très importante pour leur réussite. Mais pour le moment plusieurs élèves m'ont dit : "Ça va être encore plus difficile pour nous maintenant". A lire en entier sur le café pédagogique

 

 

  • Tags racistes et croix gammées à Thouars

Ce dimanche matin, des voisins de la mosquée ont découvert leur garage recouvert de tags racistes et de croix gammées, assortis d'évocations de l'attentat meurtrier de Charlie Hebdo. Plusieurs tags dans le même registre sont parsemés dans Thouars. En ouvrant les volets de leur maison, avenue Emile-Zola, ce dimanche vers 8 h, des Thouarsais ont eu la stupéfaction de découvrir des croix gammées taguées sur la porte de leur garage. En descendant une poubelle, l'habitante du logement a eu la surprise de voir que tous les murs du garage et de l'allée menant à leur maison avaient été tagués dans la nuit.La voiture du voisin a elle aussi eu droit à sa croix gammée. Les croix sont accompagnées d'insultes racistes et de phrases évoquant l'attentat qui a frappé Charlie Hebdo. La famille consternée en a déduit que les vandales se sont trompés de cible : leur garage est accolé à la mosquée. La police s'est immédiatement rendue sur place, suivi par Emmanuel Charré, adjoint d'astreinte, rejoint aussitôt par le maire Patrice Pineau, " indigné et inquiet ", et Anne-Catherine Potriquier, 4e adjointe. Le propriétaire de la maison va déposer plainte, celui de la voiture l'a fait ce dimanche matin. Dégoûté, le propriétaire du logement tagué, qui souligne l'absence totale de problèmes liés à la mosquée, note la bêtise des vandales, qui non seulement se sont trompés de bâtiment, mais en plus, " mélangent tout ". " Ça ne vole pas haut", dit-il dans un rire nerveux.

Des tags similaires ont été peints sur la façade d'un restaurant marocain, d'un commerce de la rue Porte-de-Paris et au stade municipal. A lire sur la NR.

 

 

 

Pièce(s) jointe(s):
Télécharger ce fichier (LNDM 15-01-13.pdf)LNDM 15-01-13.pdf[ ]99 kB